Mémoire des RIFFLART
L'Empereur Charles Quint
La toute puissance de Charles Quint inquiétait ses alliés: Henri VIII se rapprocha de François 1er et le pape Clément VII se mit à la tête d'une ligue d'états italiens. Elle fut vaincue, et le connétable de Bourbon qui devait payer ses troupes alla mettre Rome à sac (1527). Le pape fut fait prisonnier au nom de l'Empereur, ce qui provoqua l'indignation de toute l'Europe. Comme la guerre s'éternisait et devenait coûteuse, François 1er et Charles Quint signèrent la paix de Cambrai (août 1529) où l'Empereur renonçait définitivement à la Bourgogne. L'année suivante il visita l'Italie, réinstalla les Médicis à Florence et se fit couronner roi de Lombardie et Empereur des Romains par le pape. 

La croisade contre le Turc: 
François 1er ayant signé ses Capitulations avec le Turc, et Venise préférant négocier ses intérêts pacifiquement, Charles Quint se retrouva seul en Chrétienté à s'opposer aux Ottomans. Il dut surveiller la frontière avec la Hongrie et la Méditerranée occidentale. A l'est, le Turc prit Belgrade en 1521, puis Rhodes et ne fut arrêté devant Vienne qu'en 1529. Le Turc s'avança également en Méditerranée occidentale aidé par ses corsaires (dont Barberousse et Dragut). Il s'empara notamment de Tunis en 1534 (que Doria reprit l'année suivante), d'Alger (1541), de Tripoli (1551), de Penon (1554) et de Bougie(1555). 
L'or des Indes: 
C'est en 1503 que fut crée la Casa de Contratacion qui exploitait les possessions américaines.
 Mais l'argent n'afflua vraiment qu'après la découverte des gisements du haut Pérou en 1545.
 L'argent étant le nerf de la guerre, Charles Quint aurait certainement connu plus de succès si
 cette découverte avait été plus précoce. En 1545, les jeux étaient faits: le Turc avait triomphé
 en Méditerranée et la France n'avait pas cédé d'un arpent de son territoire. En outre, l'argent ne
 fit que traverser l'Espagne et permit surtout aux autres puissances de créer des emplois. 
 
La fin du règne: l'échec des Habsbourg. 
 
Dans l'Empire, Charles Quint eut régulièrement à lutter contre les protestants. En 1538, il dut signer un trêve avec la ligue de Smalkalde qui était soutenue par François 1er. En 1547, il battit les princes luthériens à la bataille de Mühlberg, et exigea leur retour au sein de l'Eglise catholique dans un réglement appelé Intérim d'Augsbourg. Mais les protestants s'unirent au nouveau roi de France, Henri II. Charles Quint manqua d'être fait prisonnier à Innsbruck et devant cette démonstration de force, dut négocier le traîté de Passau dans lequel il autorisait l'exercice de la religion protestante. Les troubles continuèrent cependant jusqu'à la mort du principal fauteur, Maurice de Saxe, et en 1555 on put signer la paix d'Augsbourg qui reconnaissait le protestantisme dans tout l'Empire selon le principe du cujus regio, ejus religio. 
Affaibli et déçu, Charles se retira aux Pays-Bas qu'il détacha de l'Empire. En 1555, alors que la goutte le rongeait, il abdiqua du trône de Flandre, puis de celui d'Espagne, et y plaça son fils Philippe. Mais il ne put convaincre les Electeurs de l'Empire qui lui préférèrent finalement son frère Ferdinand. Il se retira alors en Estrémadure, au monastère de Yuste et y mourrut le 21 septembre 1558. 
  
 Source:Texte de FXC
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