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Forge de Chinet
Site de la rue Chinet et du pont Chinet, sur l'île de Bolvémont. Comme elle était à la bifurcation de 2 bras à cause de l'île, elle avait 2 coups d'eau à entretenir. Cette forge est citée comme moulin à farine dès 1511, et dès 1517 comme "marteal à fier".
Le moulin de Chinet, encore cité comme tel en 1511. fut transformé en marteau peu avant 1517. Cette usine fut exploitée d'abord par Petit Jean l'affineur; le sobriquet de son possesseur et la nature des redevances qui la grèvent (fer fort, fer tendre) indique qu'elle fonctionnait en affinerie. Dès 1518, l'établissesement est aux mains de Gillet Rifflart, Collin de Maves et Jean Noël; en 1522, elle est passée à un Franchimontois, Pirotte de Spa dit Barnavet. Celui-ci aliène le marteau au profit de Guillaume de Bleret en 1533. Peu après 1543, l'usine appartient à un autre Franchimontois, Gilet Boniver, descendant d'une des plus importantes parmi les familles de métallurgistes du marquisat. Jusqu'en 1559,
Gilet, puis sa veuve et ses enfants exploitent l'établissement qu'ils ont transformé en platinerie. Le marteau de Chinet passe ensuite à Godefroid de Wennes, Pierre Dhoneux, Henri de H in. De 1574 à 1583, puis de 1587 à 1593, les possesseurs de l'usine sont Jean Bavelt et son fils Martin qui l'utilisent comme affinerie. Ils en sont dépossédés en 1593 par voie de saisie, au profit du couvent de SainteAldegonde. Dès 1599, le marteau est converti en papeterie en 1612, elle tourna ainsi jusqu'en 1858. Elle fut alors équipée d'une chaudière et d'une machine à vapeur, ayant été rachetée par les Godin père et fils, qui renonçèrent à la prise d'eau. la totalité de l'établissement est devenue moulin à papier. C'était encore une papeterie en 1815