L'après Rifflart - Rifflart.be 2025

Les Rifflart
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Le domaine après les Rifflart
En raison de difficultés financières et d'un train de vie élevé mené par les marquis de Trazegnies d'Ittre, le château et les terres ont finalement été vendus (notamment contre rente viagère), marquant le recul et le départ de la famille de la région d'Ittre. Le domaine et le château d'Ittre ont été vendus en 1836 en rente viagère à la famille T'Serstevens.
 
Les détails de la vente
 
  • Le      vendeur : Le marquis Charles-Maximilien de Trazegnies d'Ittre      (1774-1858). Ruiné par un train de vie fastueux et criblé de dettes, il      s'est résigné à céder la propriété familiale.
  • L'acheteur      : Jean-Baptiste T'Serstevens, un riche propriétaire et homme      politique issu de la haute bourgeoisie.
  • La      succession : C'est ensuite son fils, Gustave T'Serstevens, qui      en a hérité.
  • La      reconstruction : Le vieux château féodal étant devenu trop vétuste,      les descendants de la famille de Smedt-t'Serstevens l'ont fait démolir      pour reconstruire l'édifice actuel en 1875.
  • Une      carrière internationale : Il commence sa carrière comme enseigne au      prestigieux régiment des Gardes-Wallonnes en 1792. Durant les      bouleversements politiques, il s'exile en Espagne chez son cousin le duc      de Castro-Terreño avant de revenir commander le 4ème régiment d'infanterie      des Pays-Bas en 1814.
  • La      ruine et la vente : De retour sur ses terres d'Ittre, son train de vie      extrêmement dispendieux et ses fastes finissent par dilapider      complètement sa fortune. Criblé de dettes, il se sépare du château      familial en 1836 au profit de la famille T'Serstevens et s'éteint      pauvrement à Bruxelles en 1858.
  • Le      geste d'accueil : Avant sa ruine, il s'est illustré en accueillant dès      1827 au domaine les religieuses de l'abbaye d'Aywières, qui fuyaient les      persécutions de la Révolution française.
  • La      démolition : Le premier château médiéval (un bâtiment carré flanqué de      trois tours situé plus bas près de la route et de l'étang actuel) était      devenu trop vétuste. Il est entièrement rasé en 1875. De l'ancienne      époque des Trazegnies, seule la Maison du Jardinier subsiste encore      aujourd'hui.
  • L'édifice      actuel : Le château moderne que l'on peut voir aujourd'hui sur les      hauteurs de la rue de la Montagne a été rebâti à la demande d'Albert de      Smet (bourgmestre d'Ittre et président de la compagnie d'assurances      "les AG") et de son épouse, née t'Serstevens.
  • Un      architecte prestigieux : Les plans de la nouvelle demeure en briques      et pierres ont été confiés à Henri Maquet. C'est un architecte      belge de renom, à qui la Belgique doit notamment les plans de la façade      actuelle du Palais Royal de Bruxelles ainsi qu'une partie des Serres      Royales de Laeken.
 
Le destin de Charles-Maximilien de Trazegnies d'Ittre
 
Le marquis Charles-Maximilien de Trazegnies d'Ittre (1774-1858) a mené une existence digne d'un roman, marquée par l'aventure militaire et une chute financière totale :
   
La reconstruction du Château d'Ittre
 
Une fois le domaine historique racheté par les T'Serstevens, la propriété va radicalement changer de visage quelques décennies plus tard :
 


« Avant d’être un patronyme ancré dans les registres paroissiaux de Malonne, Rifflart était peut-être le cri d'un métier o  le reflet d'une force. Qu'ils soient descendants d'anciensouvriers bâtisseurs
de la Principauté de Liège ou héritiers de Jehan Rifflart
, maître des forges des Deux-Ry au XVIe siècle, les membres de cette lignée ont forgé leur destin dans le fer et la pierre de la région namuroise. »
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