Colin Rifflart, qui est-il ?
Au cœur du 14e siècle, les échos du temps résonnent encore, porteurs de secrets et de mystères enfouis. Mon voyage à travers les âges m'a conduit jusqu'ici, à une époque où chaque pierre, chaque parchemin semble murmurer des histoires oubliées. Les heures de recherche, aussi longues soient-elles, n'ont fait qu'attiser ma curiosité et mon désir de comprendre d'où je viens.
En l'absence de liens officiels, je me trouve contraint de tisser ma propre toile, de créer une légende sur mon ADN ancestral. Cette quête n'est pas seulement une exploration historique, mais une plongée dans les profondeurs de mon identité. Chaque indice, chaque fragment de vérité découvert, me rapproche un peu plus de mes racines.
Quelques bases ayant éveillé mon intérêt pour l'ascendance d'antan. Le personnage qui pourrait être un cousin lointain se nomme Colin Rifflart, vivant en 1492. Sa profession était clerc lettré à Mons. Il deviendra en 1518 Argentier de l'empereur Charles Quint. La dernière héritière du patronyme noble s'éteint à Bruxelles en 1806, Marie Victoire Françoise Xavière, qui avait épousé Eugène Gillon Othon Alexis Ghislain de Trazegnies.
Une famille a joué le lien entre mon plus lointain ancêtre et moi ainsi que pour le cousin clerc : la famille de Berlaimont, qui sera dite de Floyon. Michel de Berlaimont, dit de Floyon, seigneur de Kempft, mercier à Huy et maître de la cour, fit don à mon ancêtre Johan Rifflart d'une terre, cour, pré et maison en 1487. Quant à Colin, il fut comparchon à Mons comme clerc avec Guillemot de Berlaimont en 1494.
Ce chapitre est le commencement d'un périple intérieur, une odyssée à travers le temps et les générations. Il est l'histoire de ceux qui m'ont précédé, de leurs vies, de leurs luttes et de leurs triomphes. C'est aussi mon histoire, celle d'un descendant en quête de sens, cherchant à reconstituer le puzzle de son passé pour mieux comprendre son présent.En 1433, Philippe le Bon acquit, par donation, la couronne comtale qui passa ainsi de la Maison de Bavière à la Maison de Bourgogne.
Cette époque fut pour le Hainaut et Mons une période de prospérité et de bonheur. Mons fut alors qualifiée de “clef et chef-lieu de tout le Hainaut”. Le Bailli de Hainaut (représentant de l’autorité comtale alors exercée par le Duc de Bourgogne) devint Grand Bailli. Il habitait le château du prince, nommait les magistrats et exerçait la haute justice. L’autorité communale acquit de nouvelles prérogatives qui permirent aux commerçants et aux métiers de se développer.
Les métiers d’art notamment, qui jusqu’à présent étaient confinés dans les monastères, se sécularisèrent grâce à l’action bienfaisante des corporations. Les caudreliers (chaudronniers) fabriquaient des fonts baptismaux, des lutrins, des lustres, et des batteries de cuisine. Les écriniers (menuisiers, ébénistes) réalisaient les mobiliers liturgiques. Les cordonniers étaient réputés, ainsi que les tripiers.
Mons prit une certaine importance dans les nouveaux états bourguignons. Ainsi en 1451, se tint solennellement à Ste Waudru un chapitre de la Toison d’Or, sous l’égide de Philippe le Bon lui-même, son fondateur. Et en 1470, Charles le Téméraire, son épouse Marguerite d’York et la petite Marie de Bourgogne y firent leur Joyeuse Entrée.
De 1456 à 1478 s’érigea l’Hôtel de Ville sur l’emplacement de l’ancienne maison de la Paix, en bois et torchis, qui datait de 1269. Sa construction fut confiée à Mathieu de Layens, architecte du gothique qui a aussi fait bâtir l’hôtel de ville de Louvain. La construction en fut longue, car ralentie par les nombreux prélèvements d’argent finançant les guerres des Ducs. L’édifice resta d’ailleurs inachevé, puisque le campanile actuel date de 1718. Vers 1450, le Chapitre des Chanoinesses refit construire la collégiale Sainte-Waudru en style gothique, sur le site de l’ancienne église romane et sur celui de l’église St Pierre. Elle fut l’œuvre de maîtres hennuyers et montois, conseillés par Mathieu de Layens. Le financement se fera notamment par l’exploitation des houillères des villages appartenant au chapitre. La construction ne sera terminée qu’en 1690 et sera déjà endommagée lors du siège de 1691. Les réparations seront alors effectuées immédiatement.
Maison Espagnol, anciennement Maison de la Presse
Hôtel de ville
Reconstruction Maison de 16e
Les diverses preuves trouvées à la fin du XVème siècle, en la bonne ville de Mons, sous la tutelle des Habsbourg. (A1). Nous faits découvrir un jeune gentilhomme installé comme Clerc Lettriant. Son rôle consiste à rédiger les actes privés et les faisaient ensuite attesté par deux "hommes de fief" qui constituaient en principe la Cour féodale du comte. (A2)
Selon l’abbé Soupart, Colin serait né du couple Rifflart-Ophem. Mais nous ne connaissons rien officiellement de ses parents.
Origines légendaires.
Par l’examen des généalogies, œuvres de hérauts d’armes su 18ème siècles ou de la fin du 17ème. Nous pourrions croire à une origine brillante de la famille Rifflart. En effet, si quelques-uns ne font pas remonter cette lignée au-delà de Nicolas, d’autres donne à ce dernier, un, deux ou trois ancêtres illustres. Mais l’ouvrage qui s’avance le plus loin dans cette voie est sans conteste, celui conservé au Ministère des Affaires Etrangères à Bruxelles et intitulé ; « Plusieurs Généalogies et autres preuves – Conseil héraldique, in folio 142 ». Nous y trouvons pas moins de sept générations antérieures au personnage qui nous intéresse.
Suivant cet ouvrage, (1) le premier Rifflart, aurait comme prénom Thierry, écuyer, capitaine et gouverneur du château Samson. Né au début du 14è siècle et mort entre 1357/ 1397. Son épouse Jeanne de Hemricourt qui lui donna (2) Thierry IIen vie en 1330, marié à Barbe de la Loye qui lui donna au moins deux fils, Jacques et (3) Nicolas. Nicolas fils cadet sera marié à Sybille de Farcienne dont au moins une fille Jehenne et un fils (4) Thiry III qui épousera Catherine d'Ave dont au moins une fille , marguerite et deux fils, François et (5)Thiry IV.
Thiry IV se maria à Marguerite de Ville en Fagne dont (6) Guillaume , mariage inconnue qui donna (7)Thiry V qui épousa Marie van Ophem.....